Guy Cassiers, Officier des Arts et des Lettres

L’Ambassadeur de France en Belgique, Madame Claude-France Arnould, a remis au cours d’une cérémonie organisée à la Résidence de France, le mercredi 17 mai 2017, les insignes d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres à Monsieur Guy Cassiers.

Né à Anvers en 1960, Guy Cassiers se tourne vers le théâtre après des études d’arts graphiques à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers, ville où il monte ses premiers spectacles au cours des années quatre-vingt.

À partir de 1992, Guy Cassiers travaille de façon indépendante, notamment pour le Kaaitheater à Bruxelles et le Toneelschuur à Haarlem, avec des spectacles qui établissent son langage théâtral marqué par l’emploi de caméras, d’images vidéo, de paroles projetées et de musique interprétée en direct.

“À la recherche du temps perdu”, son cycle de quatre pièces consacrées à Proust réalisé entre 2002 et 2004, semble le point culminant de cette approche : il entremêle la technologie et la poésie, la littérature et le théâtre, l’image et la musique, la caméra et le jeu d’acteur.

En 2006, Guy Cassiers prend la direction artistique de la Toneelhuis à Anvers. Depuis son entrée en fonction, la Toneelhuis a évolué en un lieu de pluralité : une nouvelle génération d’artistes, metteurs en scène, vidéastes ou chorégraphes, l’a rejoint.

Guy Cassiers a présenté plusieurs pièces au Festival d’Avignon : “Rouge décanté” en 2006, sa trilogie sur le pouvoir avec “Mefisto for ever” en 2007 puis “Wolfskers et Atropa”, entre autres. Cette année encore, il est invité à la 71e édition avec deux spectacles, “Grensgeval (Borderline)” d’après un texte de l’écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek qui donne la parole aux réfugiés migrant vers l’Europe, et Le sec et l’humide.

Fidèle à ses influences romanesques, Guy Cassiers a fait ses débuts à l’Opéra de Paris en mars dernier avec “Trompe-la-Mort” de Luca Francesconi, création mondiale inspirée par “La Comédie humaine” d’Honoré de Balzac.

Les insignes d’Officier des Arts et des Lettres récompensent l’une des grandes figures de la scène belge et européenne. Ses spectacles convoquent des éléments empruntés aux arts visuels, au cinéma et à la télévision pour proposer un théâtre qui, au-delà de sa sidérante beauté plastique, revêt une résonance sensiblement contemporaine, et résolument politique.

> Discours de Guy Cassiers (FR/NL)

Communiqué de presse de la Toneelhuis

Persbericht van Het Toneelhuis