“Cloud Merchant” – Franck Scurti

Date
07/09/2017 – 21/10/2017

Lieu
Galerie Michel Rein
Rue Washington 51
Bruxelles

Catégorie
Expositions


Franck Scurti est né 1965 à Lyon (France), Il vit et travaille à Paris.

Texte de Michel François :

“Cela commence par une chute dans la rue, celle d’affiches décollées du mur, écroulées sur un trottoir à Paris, dévoilant leur verso bleu.

Un bleu ciel.

C’est ce qui reste, un excrétat urbain. Une épaisse croûte bleue, dont le mur ne veut plus.

Même le mur!

Franck Scurti l’emporte, à cause du bleu; décollage à l’envers, c’est le verso bleu qui fait sens, image, peinture. Douze mètre carrés de couches de papiers traînés dans la rue, jusqu’à l’atelier. A l’atelier il le débite en quinze parties. Y peindre des nuages et ce seront des morceaux de ciel, à l’évidence.

Des morceaux tombés du mur, tombés du ciel.

Comment représente t on les nuages?

Par ses contours aériens, ou comme un massif solide et plein?

Est ce qu’on efface le bleu ou on ajoute du blanc?

Formes biomorphiques sculpturales, les nuages ne sont jamais achevés, toujours en train de se transformer, d’apparaître, de disparaître.

La création a pour corollaire indispensable le non achèvement.

S’il n’y a pas de rue il n’y a pas d’affiche, s’il n’y a pas d’affiche il n’y a pas de bleu, s’il n’y a pas de bleu il n’ y a pas de ciel , s’il n’y a pas de ciel il n’y a pas de nuage, s’il n’y a pas de nuage il n’y a pas de tableau, s’il n’y pas de tableau il n’y a pas d’art, s’il n’y a pas d’art il n’y a rien à vendre.”


Het begint met een val op straat, de val van affiches die van de muur zijn losgekomen, neergeploft op een stoep in Parijs, hun blauwe achterkant onthullend.
Een blauwe hemel.
Het is wat rest, een stedelijke excretie. Een dikke blauwe korst die de muur niet meer wil.
Zelfs de muur!
Franck Scurti neemt ze mee naar huis, wegens het blauw; het is de blauwe achterkant, een omgekeerde décollage, die betekenis geeft – beeld, schilderij.
Twaalf vierkante meter papierlagen op straat meegesleept, tot aan het atelier. Aan het atelier snijdt hij ze in vijftien stukken.
Er wolken op schilderen en dat zullen uiteraard brokken hemel zijn.
Brokken die van de muren, uit de hemel zijn gevallen.
Hoe beeld je wolken af?
Door middel van hun luchtige contouren, of als een solied en vol massief?
Veeg je het blauw weg of voeg je wit toe?
De wolken, biomorfische sculpturale vormen, zijn nooit af, ze transformeren steeds, verschijnen, verdwijnen.
De creatie gaat noodzakelijkerwijze gepaard met de niet-voltooing.